Lundi 17 novembre 2008

Quelle queue putain ! Je veux dire quel pied cette queue !

Ça doit se sentir quand j’ai envie de passer en mode passif. Je n’attendais que ça mercredi soir. Un nouvel appart, un nouveau lit, première visite de son nouveau chez lui et hop ! Juste le temps de faire le tour du proprio : « Ah oui j’comprends. Pas mal la vue ! »… « Et tes voisins alors ; tu les entends ? »… « Sympa le balcon »… « T’as vu ta concierge ? »… « Félicitations, la couleur du mur »… « C’est mieux quand même une cuisine dans laquelle on peut manger »… Enfin bon, je suis content pour lui. Mais plus je le regarde et plus je pense à sa queue. Je suis sûr qu’il pense à la même chose. Une envie de baiser qui surgit à chaque fois. 

Puis une heure plus tard… le bruit régulier de la douche dans la pièce voisine fonctionnant comme un métronome efficace. Je me suis dessapé. A poils sur le bord du lit, devant la téloche à portée de main, en train de mater un bout de programme à la con, la tête ailleurs, pour casser le temps, colorier ses minutes inutiles. Inutiles ? En même temps, cet instant qui précède la rencontre de deux corps est ultra dense et ultra chargé je trouve. Chargé d’un max d’excitation et d’une attente forcément démesurée. Put***, il en a mis du temps à sortir de la douche ! Quatre, trois, deux, un… contact…. Délivrance. C’est l’attente qui me détenait. Le reste est libération. D’abord son torse qui vient se coller à moi par derrière… en un éclair la soirée est dite. Déjà pesé, retourné et emballé comme un pain au chocolat entre les mains habiles d’un boulanger… ses lèvres me touchent… sa main passe sur mon côté, descend, empoigne, caresse… son menton glisse sur ma nuque frissonnante. Je vais passer une heure et demi les yeux mi-clos, en hyper ventilation ;-)… Je m’étire comme un chat devant lui… sur le dos, la douceur du lit frais fonctionne comme un aphrodisiaque immédiatement. Je sens ses mains qui tirent mes jambes vers lui, les soulèvent et me collent à lui. Puis sa langue, sa bouche…puis enfin sur lui… je préfère… juste l’envahissement nécessaire, juste l’écartement idéal, juste ce qu’il me faut à ce mercredi soir à cet instant précis. 

« J’ai l’impression que ça t’a plu ; tu devais en avoir besoin ».

Hé ben voilà tout simplement ;-) ;-)

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Vendredi 14 novembre 2008
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Jeudi 13 novembre 2008
Il y a quelques mois (c'était le 11 mars à 23h55... euh... je suis très précis parce que le reportage d'1'53'' dit par Marion Bernard ce jour-là est encore écoutable sur le site de France Info... je vous recommande sa rubrique journalière d'ailleurs), je suis tombé sur quelques morceaux de musique accrocheurs à la radio. 

Présentation du dernier album d'Adam Green, jeune chanteur New-Yorkais de 27 ans : Sixes and Sevens (2008). Une voix (bien) grave de crooner, et des airs de ballades, presque country, rétros et badins. A s'y méprendre tant la voix d'Adam Grenn, posée sur le son d'une guitare et renforcée par des choeurs, paraît avoir 50 ans. Mais déjà, aussi, un univers musical un peu barré. Idem du côté de ses textes, satiriques et à tiroir, que j'ai fouillés après coup. Pour cet album, influences musicales assez bigarrées (mais comparaison n'est pas raison) allant de Jonathan Richmon, Ben Folds, Ben Kweller, Leonard Cohen, Stephen Malknus, Niel Young et jusqu'à Scott Walker (que j'écoutais alors et euh... que j'écoute tjrs beaucoup ;-).

Friends of Mine, 2003 (deuxième de ses cinq albums sortis à ce jour), présente une facette beaucoup plus rock d'Adam Green qui contraste assez fort avec Sixes and Sevens dont les 20 morceaux sont résolument plus mainstream. Un écart qui m'a laissé un peu intrigué. Bref, assez intéressé et assez charmé par son dernier album pour me décider à aller le voir sur la scène de l'Alhambra près de République, à Paris, lundi soir dernier (il a également fait l'ouverture du Printemps de Bourges 2008).

Comment dire... découvrir Adam Green par Sixes and Sevens (et en rester là), c'est à la fois conclure de façon restrictive sur l'univers de l'artiste, mais peut-être aussi en détenir le meilleur. La découverte sur scène des trois autres opus (des morceaux de Garfield, 2002, Gemstones, 2005 et Jacket full of danger, 2006) confirme une nature beaucoup plus rock du chanteur. A lire deux ou trois choses ici ou là, on apprend qu'il avait apparemment habitué son public à des concerts plutôt acoustiques ces dernières années, le mettant en scène seul, avec sa guitare, de façon plutôt intimiste. Force est de constater que l'ex leader du groupe Moldy Peaches (groupe à la renommée plutôt tardive, auprès d'un public jeune, dûe au fait que certains des morceaux du groupe ont été repris dans la BO du film Juno. Mouais...) a décidé de barrer beaucoup plus rock sur scène en s'équipant de deux guitaristes, d'un batteur et de deux choristes. Résultat, a-t-on pu lire ou écouter récemment, un "freluquet qui fait le mariole" (un peu méchant pour le coup). Cela dit, certes, j'ai eu l'impression qu'il jouait un peu à la vraie "bête de scène" allant jusqu'à je jeter dans et se faire porter par le public (euh... et accessoirement par moi aussi au passage ;-) dans la salle jusqu'à quatre fois (si j'ai bien compté !). Un tout petit peu plus et on serait tenté de penser qu'Adam Green (créateur dixit d'un "mouvement antifolk" en 2000) s'était donné un style ce soir-là : arrivée bondissante sur scène dans un perfecto rouge, très court, ouvert sur un torse de poulet tout plumé et un peu grassouillet ;-), un pantalon très slim, très violet et des chaussures couleur argent.

Alors ? Ben, je ne m'explique toujours pas vraiment l'écart entre le plutôt maîtrisé Sixes and Sevens (que j'ai réécouté en rentrant chez moi) et la prestation scénique du chanteur, honnête mais globalement comme un peu too much de quelque chose (je vous ai mis qqs photos que j'ai prises lundi soir).

A un détail prés quand même qui ne saurait faire l'essentiel, mais tout de même ; sa voix. Une vraie voix de scène (et de bon crooner) qui semble presque ne pas lui appartenir. Encombrante ?

Etonnant et curieux. C'est peut-être ça Adam Green finalement ;-)








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Mercredi 12 novembre 2008
par Altarande publié dans : Web
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Jeudi 6 novembre 2008

A découvrir : Jeremy Jay. Je l'ai vu à "Mains d'oeuvre" en octobre.

Ce morceau est le plus connu des deux albums sortis à ce jour.


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Mercredi 5 novembre 2008
De la petite mairie du 3e arrondissement de Paris (conférence sur "la situation politique et sociale actuelles aux Etats-Unis" : voir les enjeux de cette élection de l'intérieur par le prisme économique... intéressant ; une expo photos sur place : "Paysages de campagne 2008" du photographe Jean-Robert Dantou en duplex de Chicago dont le travail consiste à interroger les espaces symboliques où s'exerce le politique, etc.) au très médiatique et décidémment trop bondé Harry's Bar près d'Opéra, une ambiance électrique hier soir déjà... jusqu'à l'attachée à la culture de l'ambassade des Etats-Unis à Paris en tout début de soirée électorale... "je suis diplomate, je suis tenue à la réserve [...] mais je dois dire que Barack Obama est une personne extraordinaire [sous les applaudissements]"...

Le souvenir me revient aussi de ce vieux couples de sexagénaires américains venus de Californie et rencontrés à Lisbonne en décembre 2007, lesquels m'avaient dit que Hilary Clinton était cuite de toute façon et qu'Obama représentait une alternative historique tant pour le camp démocrate que pour le pays. Ils m'avaient éclairé en partie.

Et oui, ils l'ont fait ! Le pragmatisme positif de la démocratie (vivante !) des Etats-Unis a porté au pouvoir un homme noir (métis et non WASP donc) à la Maison Blanche muni d'un vrai "projet" pour son pays (voir discours du 18 mars 2008 sur "La race en Amérique"). A bien des égards, si l'on voulait résumer cet évènement en trois mots : un nouvel Américain. Allez, on peut le dire sans excès et sans trop se tromper ce matin, on a bien l'impression que ce 04 novembre sera forcément une date historique pour des tas de raisons qui tiennent à la fois au temps particulier américain qu'aux temps présents...

Un nouvel Américain pour une nouvelle Amérique ? 

D'abord. Selon moi, transversalement et de manière générale, les raisons de ce geste politique collectif sont aussi à chercher à l'autre bout de la décennie... ce geste est, dans une certaine mesure, la réponse véritable et post-passionnelle du peuple américain à l'hyper traumatisme charnière du 9/11 que la crise économique a comme encore ampifié symboliquement récemment... et de loin en loin, et de façon liée, ce geste consacre la clôture symbolique de la période prospère et puissante de l'après-seconde guerre mondiale pour les Etats-Unis... sentiment d'une Amérique en perte de vitesse, pire en panne, et visiblement moins puissante à peser sur les choses in fine... un sentiment, qui a du peser fort pour qu'ils soient capables de cela... un air de décadence que la faillite du modèle américain sortant (l'histoire retiendra qu'il fut républicain) avait amplement consacré, notamment pendant ces quatre dernières années insupportablement de trop.

Ensuite. Et si, pragmatiquement, le vrai mandat que les Américains avaient confié à ce nouvel homme métis (un Président comme leur nation) était à la fois d'acter le tournant démographique inédit depuis la création des Etats-Unis (oui les Etats-Unis sont devenus une nation-monde multiple) et de faire entrer les Etats-Unis dans le nouveau siècle, espace plus multipolaire dont la puissance (mais aussi la richesse et jusqu'aux valeurs) se déplace de l'Occident vers l'Asie, émergence de la pensée écologique (liées aux données géopolitiques), résurgence des urgences sociales intérieures, etc. ? Quoiqu'on en dise, c'est un évènement majeur en Occident qui vient de s'accomplir.

Bref, tout autant que l'homme, héraut éclairé et intelligent autant qu'instrument d'une prise de conscience et d'une aspiration collective à un changement profond, espérons que cette Amérique post-traumatique est aujourd'hui disposée à se réinventer et - parce que c'est l'Amérique ! - à inspirer le reste du monde.

On souhaite de l'imagination, de la vision, de la raison, du courage et du bon sens politique à ce nouvel Américain ! Vraiment !
 
         


par Altarande publié dans : L'info du jour
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Vendredi 5 septembre 2008

Je vous recommande la lecture du très beau One Shot collectif paru aux éditions Delcourt en mai dernier. Un petit bijou formellement très abouti, intelligemment conduit, servi par de nombreux talents et parlant de sexe de façon gourmande car avec le cœur ;-) Je trouve que la Postface rédigée par la scénariste du projet « Premières fois », Sibylline, résume assez bien l’esprit de cette BD et offre au-delà une définition intelligente et sensible des moments cul ; définition à laquelle je souscris entièrement tant elle me paraît honnête  



« […] Le sexe est avant tout un échange, un moment ultime d’abandon où il faut savoir ranger sa pudeur et ses angoisses. On baise parce qu’on aime ça, que l’on se découvre et que l’on s’apprend. J’avais envie de raconter des histoires qui rappellent que le cul c’est beau, et de dire que les excès de certains sont pour d’autres une normalité tendre […] ».

Sibylline, 30 ans, travaille aux éditions (Guy) Delcourt (à l’accueil et au standard des Editions Delcourt)… le reste du temps, quand elle n’est pas la voix et la porte de Delcourt, Sibylline est scénariste de BD (voir « Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin » aux Enfants Rouges). Le projet « Premières fois » est initié à l’occasion d’une double commande quasi simultanée de la part de Jérôme d’Aviau et David Chauvel… réunir plusieurs dessinateurs autour d’un collectif érotique présentant et mettant en scène dix histoires de cul. Forcément intéressant, forcément difficile… « Dix c’était déjà beaucoup, je me suis beaucoup inquiétée de la panne d’idées. Je n’avais pas envie qu’une ou deux histoires fassent « rajoutées ». j’ai surtout eu la sensation de choisir des thématiques faciles et essentielles. Des premières fois trop aberrantes n’auraient pas fonctionnées. Er surtout, j’avais envie que ces histoires puissent faire écho à quelques chose de vécu, ou d’envisageable » (interview 30 avril 2008 pour Planète BD).




Kaléidoscope des relations humaines : 1+1 (Virginie Augustin), Sex-shop (Capucine), Fantasme (Jérôme d’Aviau), 2+1 (Vince), Nulle (Rica), Club (Olivier Vatine), Soumission (Cyril Pedrosa), Sodomie (Dominique Bertail) et X-Rated (Dave McKean).



Le résultat est de mon point de vue une vraie réussite. On a beaucoup parlé de cette BD ces temps-ci…allez disons-le un buzz est né autour d’elle, mais à juste titre selon moi. Ici, le succès rime avec qualité. D’abord en raison de l’intelligence des dix scenarii et du choix des dix thématiques… simples, vraisemblables, vécues ou envisageables, presqu’intimes ou proches, jamais too much… et pourtant souvent inattendues et au dénouement souvent amusant. Ici ni sexe trash, ni sexe à la papa-maman. De belles histoires modernes de personnages donnant et recevant du plaisir à deux, trois…



A lire dans son lit, seul, à deux, à trois, avec un gars, avec une femme et à prêter… 
 

par Altarande publié dans : BD
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Mercredi 20 août 2008

Un lundi soir commencé en forme de 69 (miam !) et qui s'est achevé en forme de 8 (miaaaam !!!)... une vraie loterie ! ;-) ;-)

Ouais, un 8 ! Un 8 allongé ! C'est ça ! Un 8 allongé en forme d'infini.... allongé sur le lit, un peu surelevé, calé par deux oreillers, les jambes légèrement ouvertes, je me suis retrouvé comme ça...

Je ne vois que ses cheveux bruns devant moi… ses épaules lisses et arrondies… ses avant bras... et ses mains, qui tiennent ma taille comme pour ne pas tomber, des mains dont j'observe qu'elles sont parcourues de jolies tâches de rousseur… des mains claires qui font contraste avec la peau encore ensoleillée de mes hanches…


Allongé sur ce lit… je suis tout entier au cœur de ses lèvres glissantes, totalement aspiré par son souffle humide, voluptueusement capturé par sa bouche chaude… par ses mouvements rapides… par ses mouvements lents… ohlalalala... je suis cloué au creux de ce lit… son envie et son appétit décuplent mon envie... comme dans la peau d'un esclave : pris par son désir et totalement emporté par le mien… 

Mes mains passent sur ses doigts posés en étoiles sur mes hanches comme pour me ramener à lui… la paume de mes mains glisse sur le dessus des siennes… saisissent ses poignets… c’est à moi de ne pas tomber, d’essayer de me relever… en vain… enivrant glissement… je suis possédé par le plaisir qui m'envahit… petit à petit, lent et irrépressible, souterrain… plaisir maintes fois éprouvé et pourtant toujours unique signifiant, comme une évidence, l’immense et incomparable qualité du bonheur corporel jamais décevant… 

Puissante marée intérieure… irrésistible courant qui me traverse, éclipse ma tête… ce que je suis est tout entier disponible ici… je suis tout entier ce corps libre sur ce lit… tout entier ces frissons qui inondent mes hanches… tout entier ce frémissement qui court sur la peau de mes burnes chauffées…  tout entier ces frissons qui parcourent mon torse et gonflent mes tetons… tout entier mes jambes qui se tendent là-bas au loin derrière lui… mes orteils qui s’écartent à chaque nouveau rouleau… tout entier ce creux de côté que forment mes fesses… tout entier cette queue bandée dans sa forêt de poils…

Puissante lame intérieure... mes yeux se ferment à demi… le chaud... ma tête posée de côté sur l'oreiller... le doux... mon bassin se relève
un peu… le dur... mon corps se tend, doucement, légèrement, comme dans un réflexe... le profond... puissante vague envahissant mon bassin... le bon... c'est une éternité... consummé par sa bouche... prodigieux étirement du temps... éprouver l'abolition... embrasser la surprématie des sens... et sentir le souffle exquis de la vie passé en soi...

[...]

Mes yeux s'ouvrent enfin...

Sa tête brune, ses cheveux couleur de jais... 

Ses lèvres douces encore serées sur moi... 


 

par Altarande publié dans : Au quotidien
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Mardi 19 août 2008

Sur les Traces du sacré l’avant dernier week-end… 


Ou comment déceler (enfin essayer…), parmi la collection d’œuvres exposées, les traces d’une aspiration au divin… divin au sens d’absolu, du « tout autre », de ce qui signifie à l’homme que quelque chose le dépasse … bref le sacré… et première difficulté ; établir une définition-outil du mot sacré pour appréhender les œuvres exposées… pour ma part, je l’ai puisée, en partie, à Rudolf Otto dans son ouvrage central Le Sacré ; Das Heilige (1917)... une référence difficilement éludable à rajouter rapidement selon moi dans les rayons de la librairie… 

Muni de cette définition de secours, j’avance… 

Deux affirmations implicites fonctionnent comme deux uppercuts à l’entrée de l’exposition : Premièrement, regardez bien !, regardez mieux ! Oui et re-oui la modernité artistique (celle de ce siècle de fer moderniste et sécularisé) ; l’art moderne autrement dit, est inondée de sacré ! Et deuxièmement, souvenez-vous-en aussi ! - car c’est acquis : « Dieu est [définitivement] mort » (Nietzsche, 1882). Et avant même de tressaillir devant le Nada de Goya, disant à la fois le retrait de Dieu et la solitude consommée de l’homme, en même temps que l’extrême nécessité du questionnement métaphysique, nous voilà donc dépouillés en un clin d’oeil de tout espoir de salut au-delà et jetés au centre d’un paradoxe intellectuellement fécond, mais forcément perturbant : comment le sacré résiste-il au meurtre de Dieu en Occident (cela revient à interroger la permanence du questionnement métaphysique malgré le « désenchantement du monde » - Max Weber 1919) ? A quoi tient sa permanence (dans l’art moderne notamment) ? Comment s’exprime-t-il (quelles sont les formes de la rémanence de ce questionnement métaphysique) ? Que dit-il (sinon une aspiration humaine, à la transcendance et à l’absolu, respiration vitale jamais interrompue depuis l’apparition de l’art à la préhistoire concomitamment avec nos interrogations fondamentales sur les questions de l'être, du provenir et du devenir, préfigurant l’invention de « l’idée de dieu » par les hommes) ?... 

Avec intérêt mais difficultés…

Un questionnement métaphysique, un réflexe animal, qu’éclaire ambitieusement l’exposition et qui constitue selon moi à la fois son très grand intérêt, mais aussi sa grande limite en terme de lisibilité… euh… d’intelligibilité ?… enfin, pour ma part j’ai du m’accrocher pour ne pas tomber dans le « hors sujet »… en revenir au sujet, toujours au sujet à l’entrée de chacune des nombreuses pièces explorées et au pied de chacune des œuvres exposées… le sacré, le sacré, le sacré munie de ma définition-outil « reconstituée »… 

Bref, je vous encourage à y aller et à y réfléchir avant, pendant et après… 

A visiter absolument : http://traces-du-sacre.centrepompidou.fr/


par Altarande publié dans : Expos
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Lundi 21 juillet 2008

par Altarande publié dans : Postcard
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