Quelle queue putain ! Je veux dire quel pied cette queue !
Ça doit se sentir quand j’ai envie de passer en mode passif. Je n’attendais que ça mercredi soir. Un nouvel appart, un nouveau lit, première visite de son nouveau chez lui et hop ! Juste le
temps de faire le tour du proprio : « Ah oui j’comprends. Pas mal la vue ! »… « Et tes voisins alors ; tu les entends ? »…
« Sympa le balcon »… « T’as vu ta concierge ? »… « Félicitations, la couleur du mur »… « C’est mieux quand même une cuisine
dans laquelle on peut manger »… Enfin bon, je suis content pour lui. Mais plus je le regarde et plus je pense à sa queue. Je suis sûr qu’il pense à la même chose. Une envie de baiser
qui surgit à chaque fois.
Puis une heure plus tard… le bruit régulier de la douche dans la pièce voisine fonctionnant comme un métronome efficace. Je me suis dessapé. A poils sur le bord du
lit, devant la téloche à portée de main, en train de mater un bout de programme à la con, la tête ailleurs, pour casser le temps, colorier ses minutes inutiles. Inutiles ? En même temps, cet
instant qui précède la rencontre de deux corps est ultra dense et ultra chargé je trouve. Chargé d’un max d’excitation et d’une attente forcément démesurée. Put***, il en a mis du temps
à sortir de la douche ! Quatre, trois, deux, un… contact…. Délivrance. C’est l’attente qui me détenait. Le reste est libération. D’abord son torse qui vient se coller à moi par derrière… en
un éclair la soirée est dite. Déjà pesé, retourné et emballé comme un pain au chocolat entre les mains habiles d’un boulanger… ses lèvres me touchent… sa main passe sur mon côté, descend,
empoigne, caresse… son menton glisse sur ma nuque frissonnante. Je vais passer une heure et demi les yeux mi-clos, en hyper ventilation ;-)… Je m’étire comme un chat devant lui… sur le dos,
la douceur du lit frais fonctionne comme un aphrodisiaque immédiatement. Je sens ses mains qui tirent mes jambes vers lui, les soulèvent et me collent à lui. Puis sa langue, sa bouche…puis enfin
sur lui… je préfère… juste l’envahissement nécessaire, juste l’écartement idéal, juste ce qu’il me faut à ce mercredi soir à cet instant précis.
« J’ai l’impression que ça t’a plu ; tu devais en avoir besoin ».
Hé ben voilà tout simplement ;-) ;-)
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